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POEME SUR LA VILLE DE AHERMOUMOU

Voici un poème sur la ville de Ahermoumou.

Ribat el Kheir
Ville perdue entre 2 oliviers
La vie, le temps m'ont appris à ne jamais l'oublier
Originaire de ces ruelles, de ces quartiers
J'y suis pas née mais elle reste ma terre sacrée
Là bas pas de prise de tête on vit la vie au jour le jour
Par contre le lundi c'est souk et ça depuis toujours
Manger la poussière, écouter le chant des grillons ça change
Si se passait comme ça en France je dirais « ça m'dérange »
Un séjour dans ce p'tit bled franchement ça ressource
C'est un retour aux racines, un retour à la source
Quand je vois comment vit la famille je lui dis chapeau !
Je ne supporterai pas coupure d'électricité et d'eau
Mais les gens restent simples, on respecte les parents
La religion a une grande place, Allah est important
Au loin le minaret a embelli le décor
Beauté faite de pierre, on s'est passé d'or
Les femmes en djellabas discutent entre elles
Leurs paroles et l'appel à la prière se mêlent
Quant aux pères, la plupart sont à la mosquée
Rendez-vous à la même heure, c'est en groupe qu'ils vont prier
Et baba l'hadj revient vers la maison les mains dans le dos
A pas de fourmis en silence sans un mot
Le patriarche, l'homme de sagesse c'est lui machallah
J'aimerais qu'il nous suive en France un jour inchallah
Ma terre natale j'y reviendrai un jour avec l'aide de Dieu
J'ai la nostalgie, les souvenirs me font mal aux yeux
Un jour je reposerai à Ouled Ben Ali aux pieds de l'olivier
Loin du vacarme et un peu plus près de mes aînés

# Posté le samedi 18 octobre 2008 12:38

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 16:10

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